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La Polestar 4 s’offre une deuxième vie avec une déclinaison baptisée simplement « SUV », pensée pour ceux qui trouvaient le coupé original trop radical dans son style. Si la version de base avait fait parler d’elle en supprimant purement et simplement la lunette arrière, cette nouvelle venue renoue avec les fondamentaux, tout en conservant l’ADN technique de la marque suédo-chinoise. Résultat : un véhicule qui, sur le papier, ressemble davantage à un break surélevé qu’à un SUV traditionnel, mais qui affiche des arguments solides pour séduire une clientèle plus pragmatique.
Polestar a fait preuve d’une certaine économie de moyens dans le développement de cette variante : seulement 48 nouvelles pièces ont été conçues pour passer du Coupé au SUV. Les feux, le bouclier arrière et même la base du hayon sont conservés à l’identique. Ce que les ingénieurs et designers ont modifié, en revanche, c’est l’essentiel de ce qui change l’expérience à bord : la ligne de toit, désormais plus droite, et un arrière plus vertical qui donne cette impression de break que les amateurs de volumes habitables apprécieront.
La grande nouveauté visuelle est bien sûr le retour d’une lunette arrière classique, absent sur la version Coupé qui misait sur un rétroviseur numérique. Ce dernier est d’ailleurs maintenu sur ce modèle SUV, ce qui peut surprendre mais reste cohérent avec le positionnement technologique de la marque. L’ajout de barres de toit renforce l’aspect pratique et accentue encore la parenté avec un break de gabarit généreux. Si vous cherchez un SUV massif à la silhouette haute et dominatrice, passez votre chemin : la Polestar 4 SUV joue dans une autre catégorie stylistique.
La nouvelle architecture de toit se traduit concrètement par 2,5 centimètres supplémentaires de dégagement pour la tête des passagers arrière, un gain modeste sur le papier mais sensible au quotidien, notamment pour les gabarits plus imposants. Le toit vitré est également plus long, et il bénéficie d’un système à opacité variable pour gérer la luminosité sans dépendre d’un simple store manuel.
Du côté du coffre, le volume annoncé est de 530 litres, ce qui se situe dans la moyenne haute du segment. En rabattant la banquette selon la configuration 60/40, le volume grimpe à 1 665 litres, un chiffre qui place la Polestar 4 SUV dans une position confortable pour les longs trajets ou les week-ends chargés. À noter également l’apparition d’un mode « Camping », qui ne transforme pas le véhicule en couchette, mais permet de profiter des équipements à l’arrêt — climatisation, son, écrans — dans un contexte de détente sans consommer inutilement les réserves de batterie.
Deux groupes motopropulseurs sont disponibles à la commande, avec des caractéristiques bien distinctes selon votre usage.
La recharge en courant alternatif est plafonnée à 22 kW, ce qui permet de récupérer l’essentiel de la batterie en une nuit sur une borne adaptée. En charge rapide DC, le pic atteint 200 kW, de quoi limiter les pauses sur autoroute à une vingtaine de minutes pour récupérer plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie. Le modèle intègre également la recharge bidirectionnelle V2L à 3,3 kW via adaptateur en option, permettant d’alimenter des appareils extérieurs depuis la batterie du véhicule — un atout non négligeable pour le camping justement évoqué plus haut.
La Polestar 4 SUV est disponible dès maintenant à la commande, avec des livraisons prévues au quatrième trimestre 2026. Fait notable : les tarifs sont inférieurs à ceux de la version Coupé, ce qui représente un argument supplémentaire pour les acheteurs sensibles au rapport volume/prix.
| Version | Puissance | Autonomie WLTP | Prix de départ |
|---|---|---|---|
| Propulsion arrière | 272 ch (200 kW) | 630 km | 56 800 € |
| Transmission intégrale | 544 ch (400 kW) | 600 km | 64 800 € |
| Pack Performance | 544 ch (400 kW) | 600 km | 74 500 € |
Pour les acheteurs qui souhaitent pousser l’expérience de conduite, un pack Performance est proposé à 74 500 €. Il comprend des freins Brembo, des amortisseurs actifs ZF recalibrés et des jantes 22 pouces chaussées de Pirelli P Zéro. Un ensemble cohérent pour transformer cette version familiale en machine nettement plus incisive sur route sinueuse, sans renoncer à la polyvalence qui fait son intérêt premier. La Polestar 4 SUV réussit ainsi à occuper un créneau précis : entre le break premium électrique et le SUV familial, avec des tarifs qui la rendent accessible sans être anodins.
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