Leapmotor A10 : la prochaine claque technologique venue de Chine
Le constructeur chinois Leapmotor vient de dévoiler les spécifications officielles de son nouveau SUV compact A10, via les documents réglementaires […]
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Après le succès retentissant de la R5 E-Tech, Renault mise gros sur l’électrification de sa gamme avec la R4 E-Tech. Si le petit SUV urbain n’affiche pas encore les ventes espérées avec seulement 5 000 exemplaires écoulés en 2025, son avenir pourrait s’éclaircir grâce à une déclinaison particulière. Fabrice Cambolive, le PDG du constructeur français, vient de confirmer son ambition de commercialiser une version 4×4 basée sur le concept Savane présenté en mai dernier.
La Renault 4 Savane 4×4 n’est pas un simple exercice de style destiné aux salons automobiles. Présentée il y a quelques mois comme un concept exploratoire, cette déclinaison baroudeuse suscite un intérêt croissant de la part des dirigeants français. Fabrice Cambolive qualifie même ce projet de “cerise sur le gâteau” de la nouvelle gamme électrique du losange.
L’argumentaire commercial semble solide : cette version répondrait aux attentes spécifiques des marchés nordiques, où la transmission intégrale constitue un atout décisif pendant les longs hivers. En Norvège par exemple, où les véhicules électriques représentent près de 100% des ventes neuves, la demande pour des solutions tout-terrain électrifiées explose. Cette stratégie géographique permettrait à Renault de conquérir des parts de marché supplémentaires dans des régions traditionnellement acquises aux marques scandinaves.
Les premiers prototypes testés par la presse spécialisée révèlent des modifications substantielles par rapport à la version conventionnelle. La future R4 4×4 intégrerait un second moteur électrique sur l’essieu arrière, permettant une répartition intelligente du couple selon les conditions d’adhérence.
Les adaptations mécaniques incluent plusieurs améliorations notables :
Cette version bénéficiera probablement de la batterie haute capacité prévue pour l’évolution de la R4, autorisant jusqu’à 500 kilomètres d’autonomie WLTP. Un argument de poids face aux SUV électriques premium qui dominent actuellement ce segment.
Au-delà des considérations techniques, Fabrice Cambolive livre une réflexion intéressante sur la stratégie de marque. Il reconnaît que l’approche rétro fonctionne parfaitement avec certains modèles comme la R5, mais refuse d’en faire une règle absolue. “Cette recette est très intéressante lorsque le design et les dimensions s’y prêtent, mais nous ne l’appliquons pas systématiquement”, précise-t-il.
Cette position révèle une maturité dans l’approche marketing de Renault. Plutôt que de surfer uniquement sur la vague nostalgique, le constructeur adapte ses produits aux besoins réels des utilisateurs. La version 4×4 répond ainsi à une demande concrète plutôt qu’à un simple exercice de communication.
Malgré l’enthousiasme affiché par la direction, aucune date de commercialisation n’a été communiquée officiellement. L’existence de prototypes roulants confirme néanmoins l’avancement du projet au-delà du simple concept-car. Les équipes de développement travaillent activement sur l’industrialisation de cette déclinaison.
Le positionnement tarifaire reste également mystérieux. Avec la R4 standard proposée à partir de 31 990 euros, la version 4×4 devrait logiquement afficher un supplément conséquent lié à la double motorisation et aux adaptations mécaniques. Cette montée en gamme pourrait paradoxalement relancer l’intérêt commercial autour d’un modèle qui peine à trouver son public.
L’arrivée prochaine de la nouvelle Twingo électrique au tarif agressif de 24 900 euros permettrait ainsi à Renault de couvrir l’intégralité des besoins urbains et périurbains. La R4 4×4 viendrait compléter cette offensive en s’attaquant au lucratif segment des SUV compacts à transmission intégrale, jusqu’ici dominé par les marques allemandes et leurs tarifs prohibitifs.
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