Les batteries CATL sont celles qui résistent le mieux au temps selon cette étude
Les batteries représentent le cœur de toute voiture électrique, et leur capacité à conserver leurs performances dans le temps constitue […]
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François Provost, nouveau directeur général du groupe Renault, pourrait bien bousculer la stratégie électrique du constructeur français. Selon les informations révélées par Les Échos, le Losange étudie sérieusement l’introduction de motorisations thermiques sur des modèles conçus initialement pour être exclusivement électriques. Cette réflexion stratégique intervient dans un contexte où les ventes de véhicules électriques peinent à atteindre les objectifs fixés par l’ensemble de l’industrie automobile.
Le nouveau plan stratégique, attendu pour le premier trimestre 2026, pourrait ainsi marquer un tournant pour une marque qui avait fait le pari audacieux de plateformes dédiées à l’électrique. Vous assistez peut-être là à l’un des ajustements les plus significatifs de la décennie dans l’approche française de la mobilité électrique.
Les Megane E-Tech Electric et Scénic E-Tech Electric, deux modèles phares de la gamme électrique Renault, affichent des performances commerciales décevantes. Ces véhicules, positionnés sur le segment C particulièrement concurrentiel, n’ont pas rencontré le succès escompté auprès du public français et européen. Les volumes de vente actuels ne permettent pas une rentabilisation optimale des investissements consentis pour leur développement.
Cette situation pousse naturellement Renault à reconsidérer sa stratégie. Contrairement à Stellantis qui avait d’emblée opté pour des plateformes multi-énergies permettant d’accueillir différents types de motorisations, Renault avait choisi la voie des architectures dédiées. Cette approche, louable d’un point de vue technique et environnemental, se révèle aujourd’hui moins flexible face aux réalités du marché.
Plusieurs pistes sont actuellement explorées par les équipes de François Provost. La première consiste à intégrer des motorisations hybrides simples aux futures versions des Megane et Scénic. Cette solution permettrait de conserver l’ADN électrifié des modèles tout en rassurant les automobilistes encore réticents au passage au tout électrique.
La seconde option, plus innovante, s’appuie sur un prolongateur d’autonomie. Horse, la coentreprise formée entre Renault et le constructeur chinois Geely, vient justement de finaliser le développement d’un moteur spécifiquement conçu pour cet usage. Cette technologie offrirait aux conducteurs la tranquillité d’esprit d’une autonomie étendue sans les contraintes liées aux infrastructures de recharge.
L’implémentation de ces nouvelles motorisations pourrait coïncider avec le renouvellement prévu en 2027-2028 des Megane et Scénic actuels. Renault travaille sur une nouvelle plateforme qui pourrait être conçue dès l’origine pour accueillir différents types de motorisations. Cette approche éviterait les coûts prohibitifs d’une adaptation des plateformes actuelles.
Cette timeline présente l’avantage de laisser du temps au marché pour évoluer. Si les ventes de véhicules électriques repartaient significativement d’ici là, ou si les infrastructures de recharge atteignaient un niveau de déploiement satisfaisant, Renault pourrait encore ajuster sa stratégie. À l’inverse, si les incertitudes autour de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 se confirmaient, cette flexibilité s’avérerait précieuse.
Vous ne verrez pas de version hybride de la R5 électrique dans les cartons de Renault. La marque maintient sa stratégie sur les segments inférieurs, considérant que l’électrification y trouve plus naturellement sa place. Les contraintes urbaines, les distances parcourues généralement plus courtes et les coûts d’usage réduits rendent l’électrique plus attractif sur ce créneau.
Pour les automobilistes attachés aux motorisations traditionnelles sur ce segment, Renault mise sur la sixième génération de la Clio, récemment lancée. Cette répartition des rôles témoigne d’une approche pragmatique : l’électrique pur sur les petites citadines, la flexibilité multi-énergies sur les segments supérieurs où les enjeux commerciaux sont plus importants.
| Modèle | Statut actuel | Evolution envisagée | Calendrier |
|---|---|---|---|
| Megane E-Tech | 100% électrique | Versions hybrides possibles | 2027-2028 |
| Scénic E-Tech | 100% électrique | Prolongateur d’autonomie étudié | 2027-2028 |
| R5 | 100% électrique | Pas de changement prévu | – |
Cette potentielle évolution stratégique illustre les défis auxquels font face les constructeurs européens dans leur transition énergétique. Entre les objectifs environnementaux, les attentes des consommateurs et les impératifs économiques, Renault tente de trouver un équilibre qui lui permettra de maintenir sa compétitivité tout en préparant l’avenir de la mobilité. Le marché jugera si cette approche plus pragmatique s’avère payante dans les années à venir.
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