Toyota mise sur des batteries hybrides nouvelle génération moins chères et plus performantes
Toyota traverse une période charnière dans sa stratégie électrifiée. Si le constructeur japonais enregistre une légère baisse de ses ventes […]
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Smart n’a pas traîné pour faire parler de sa nouvelle petite citadine. Après avoir présenté le Concept #2 au Salon de Pékin en avril, la marque publie désormais des photos d’un prototype à peine camouflé, histoire de chauffer les esprits avant la grande révélation prévue en octobre au Mondial de l’Auto à Paris. Le message est clair : la relève de la mythique Fortwo est là, et elle est électrique.
Il faut se rappeler que Smart a traversé une période pour le moins troublante. La marque, fondée sur le concept du petit véhicule urbain à deux places, s’est progressivement éloignée de cet ADN pour aligner des SUV de taille croissante. Depuis que Geely, le géant automobile chinois, est entré au capital aux côtés de Mercedes, la stratégie de gamme a été repensée en profondeur. La #2 en est le résultat le plus concret : une voiture qui renoue avec la formule d’origine, soit deux places seulement et un gabarit résolument compact.
Le concept présenté à Pékin affichait 2,79 mètres de long, soit pratiquement un mètre de moins que la nouvelle Renault Twingo. C’est dire à quel point Smart assume pleinement le parti pris de la miniaturisation. Et si les prototypes camouflés que la marque diffuse actuellement ne révèlent pas tout, ils confirment que la version de série collera de très près au concept. On distingue sans mal les optiques pointues à l’avant et les feux ronds à l’arrière, des signatures visuelles qui tranchent avec les codes esthétiques des SUV actuels de la gamme. Le camouflage est suffisamment léger pour qu’un œil exercé puisse reconstituer mentalement les lignes définitives du modèle.
Une voiture de cette taille aurait pu se contenter d’une batterie modeste. Smart a fait un autre choix. La #2 embarquera un pack de 35,7 kWh, ce qui lui permettrait de revendiquer une autonomie proche de 300 km en cycle mixte. Pour une citadine à deux places destinée aux trajets urbains et périurbains, c’est un niveau de capacité clairement suffisant dans la quasi-totalité des usages quotidiens.
Smart a également confirmé travailler sur l’insonorisation du véhicule. C’est un point souvent négligé sur les petites citadines, mais la marque souhaite tirer pleinement parti du silence naturellement offert par la motorisation électrique. En ville, à basse vitesse, cela peut faire toute la différence en termes de confort ressenti. Sur route, un habitacle bien isolé permet à la #2 d’envisager des trajets plus longs sans que le bruit de roulement ou de l’air ne devienne pénible.
C’est sans doute le point qui mérite le plus votre attention si vous êtes acheteur potentiel en France. La Smart #2 sera assemblée en Chine, ce qui l’exclut automatiquement du bonus écologique renforcé, réservé aux véhicules dont le bilan carbone de fabrication répond aux critères du score environnemental européen. En clair, vous ne pourrez pas bénéficier des aides à l’achat les plus avantageuses, celles qui peuvent représenter plusieurs milliers d’euros d’économies.
Face à cette contrainte, Smart devra nécessairement jouer sur le prix catalogue pour rester dans la course. Un dirigeant de la marque a évoqué un tarif d’environ 22 500 € en Europe. Ce positionnement tarifaire est ambitieux mais pas irréaliste pour une citadine électrique à deux places dotée d’une batterie de cette capacité. La concurrence directe reste limitée sur ce segment ultra-compact, et Smart pourrait justement profiter de ce relatif vide pour s’imposer, à condition que la finition et les équipements soient au rendez-vous.
La version de série de la Smart #2 sera officiellement présentée lors du Mondial de l’Auto de Paris en octobre 2026. C’est à ce moment-là que vous aurez accès aux données définitives : autonomie homologuée, puissance exacte du moteur, équipements disponibles et tarifs confirmés. D’ici là, la stratégie de communication progressive de Smart — prototypes peu dissimulés, teasers visuels — entretient l’intérêt sans tout révéler d’un coup.
Ce qui est déjà sûr, c’est que le marché des petites voitures électriques urbaines a besoin de ce type d’offre. La Renault Twingo électrique s’est taillé une part de marché notable grâce à son prix contenu et à sa maniabilité, et la Smart #2 arrive avec un gabarit encore plus radical. Pour les citadins qui n’ont pas besoin d’une troisième ou quatrième place, ce format peut avoir beaucoup de sens. Reste à voir si le prix final, une fois les aides déduites ou non selon votre situation, rendra la #2 aussi accessible qu’elle le promet sur le papier.
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