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Tesla vient de publier une nouvelle offre d’emploi pour un ingénieur manufacturier spécialisé dans le Roadster, relançant les spéculations sur la mise en production de ce supercar électrique qui accumule les reports depuis huit ans. Cette annonce survient alors que le prototype présenté en 2017 devait initialement arriver sur les routes en 2020.
L’offre d’emploi mentionne explicitement le développement d’équipements de fabrication pour les batteries du Roadster, suggérant que Tesla commence enfin à structurer sa chaîne de production. La description précise que le poste implique de travailler sur des “systèmes de fabrication à grande échelle pour de nouveaux produits et architectures de batteries” dans les phases précoces de développement.
Le constructeur californien a accumulé six reports successifs depuis l’annonce initiale. Chaque nouvelle échéance fixée par Elon Musk s’est soldée par un nouveau décalage, transformant ce projet en source de scepticisme au sein de la communauté Tesla. Le dernier calendrier communiqué ne concernait même plus la production, mais simplement la présentation d’une version mise à jour du prototype.
Cette situation soulève des questions légitimes sur la stratégie de Tesla. Certains observateurs avancent que le constructeur hésite à lancer la production en raison des dizaines de véhicules gratuits promis via son ancien programme de parrainage. Plus de 30 exemplaires devront être livrés gratuitement aux participants les plus actifs, auxquels s’ajoutent des centaines d’autres vendus avec des remises substantielles.
Les caractéristiques annoncées en 2017 restent impressionnantes sur le papier. Tesla promet une autonomie de 1 000 kilomètres et une accélération de 0 à 100 km/h en seulement 2 secondes. Ces performances placeraient le Roadster parmi les véhicules électriques les plus performants du marché.
Les tarifs initialement communiqués s’échelonnent ainsi :
Elon Musk a évoqué à plusieurs reprises l’intégration de propulseurs à air comprimé pour améliorer les performances sur circuit, allant jusqu’à suggérer que le véhicule pourrait “voler”. Ces déclarations spectaculaires alimentent autant l’intérêt que le scepticisme autour du projet.
Selon le dernier rapport annuel de Tesla sur ses capacités de production, le Roadster figure toujours dans la phase de “développement du design”. Le lieu de production reste également indéterminé, bien que l’offre d’emploi basée à Fremont laisse présager une fabrication dans l’usine californienne.
Cette nouvelle embauche suggère un passage vers la phase de développement manufacturier, mais les délais restent flous. Les analystes estiment qu’une production effective ne débutera pas avant 2027, soit une décennie après la présentation du prototype. Dans le meilleur des scénarios, les premiers exemplaires pourraient sortir d’usine fin 2026.
L’industrie automobile électrique a considérablement évolué depuis 2017. Des constructeurs comme Porsche avec le Taycan ou Lucid avec l’Air ont lancé leurs propres berlines électriques haut de gamme, réduisant l’avantage concurrentiel que Tesla espérait maintenir. Le marché du supercar électrique s’est également densifié avec l’arrivée de nouveaux acteurs spécialisés.
Au-delà de l’aspect technique, ce projet représente un enjeu d’image pour Tesla. Les reports répétés du Roadster alimentent les critiques sur la communication optimiste d’Elon Musk concernant les calendriers de développement. Cette situation pourrait influencer la perception des investisseurs et des clients potentiels sur la crédibilité des futures annonces du constructeur.
Le Roadster pourrait néanmoins jouer un rôle de vitrine technologique pour Tesla, démontrant les capacités maximales de ses dernières innovations en matière de batteries haute performance et de motorisation électrique. Cette approche s’inscrit dans la tradition du constructeur qui utilise ses modèles les plus exclusifs pour tester des technologies ensuite déclinées sur sa gamme grand public.
Reste à savoir si Tesla parviendra cette fois à respecter ses engagements ou si le Roadster rejoindra la liste des projets emblématiques mais perpétuellement repoussés de l’industrie automobile. L’offre d’emploi constitue un signal encourageant, mais l’historique du projet invite à la prudence quant aux prochaines annonces de calendrier.
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