Nissan cherche désespérément un partenaire pour sauver ses voitures électriques
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L’électrification continue son chemin chez Toyota. Le constructeur japonais, longtemps champion de l’hybride, avance désormais à son rythme sur le terrain des véhicules 100% électriques. Le 12 mars prochain, la marque nippone dévoilera un nouveau modèle qui viendra enrichir sa gamme électrique naissante. Ce nouveau venu, qui se présente sous la forme d’une berline coupé aux allures de crossover, marque une étape stratégique dans le déploiement électrique mesuré du constructeur.
Toyota a choisi d’aborder la transition vers le tout-électrique avec prudence, une approche qui semble aujourd’hui validée par les ventes relativement modestes de son premier modèle significatif dans ce segment, le SUV bZ4X. Loin de la précipitation de certains concurrents, le constructeur déploie sa gamme électrique par étapes successives, privilégiant la pertinence à la vitesse.
Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large où l’hybride reste un pilier majeur de l’offre Toyota, tout en préparant l’avenir avec des modèles électriques ciblés. La marque prévoit de disposer de six véhicules électriques d’ici fin 2026, un déploiement progressif qui lui permet d’ajuster son offre aux évolutions réelles du marché plutôt que de suivre une tendance.
L’Urban Cruiser, petit SUV urbain développé en collaboration avec Suzuki, constitue déjà une première étape de cette offensive. Le nouveau crossover attendu en mars représentera un positionnement plus haut de gamme et original dans l’univers des véhicules électriques.
D’après les premiers teasers diffusés par Toyota, ce nouveau modèle électrique arbore une silhouette élancée de berline-coupé. Selon les propres termes du constructeur, il « est doté d’un design élégant de coupé, associé à un comportement routier particulièrement dynamique ainsi qu’à une habitabilité, une polyvalence et un confort surprenants ».
Les connaisseurs y reconnaîtront l’héritage du concept “Sport Crossover Concept” présenté fin 2023, qui a déjà donné naissance à la bZ3C en Chine, un modèle conçu en collaboration avec BYD. Le nouveau modèle européen devrait s’en inspirer fortement tout en s’adaptant aux spécificités du marché européen.
La silhouette dévoilée laisse entrevoir plusieurs éléments caractéristiques :
Ce positionnement stylistique place ce nouveau modèle en concurrent direct de véhicules comme le Volvo EC40 ou le Smart #1, tout en se distinguant par une approche esthétique plus audacieuse. Au sein de la gamme Toyota, il se situera entre le bZ4X, plus imposant, et le C-HR hybride.
À l’instar de l’Urban Cruiser récemment introduit, le nouveau crossover électrique devrait proposer différentes configurations de batterie et de motorisation. Les premières informations laissent présager une version à transmission intégrale (AWD), comme le montre le badge visible dans les teasers.
Si l’on se réfère à la configuration de l’Urban Cruiser, cette version AWD pourrait combiner deux moteurs électriques (un sur chaque essieu) développant une puissance cumulée d’environ 181 ch et un couple de 300 Nm. Cette motorisation serait associée à une batterie de 61 kWh offrant une autonomie d’environ 386 kilomètres.
Les versions d’entrée de gamme pourraient quant à elles être équipées d’une batterie plus modeste de 49 kWh, animée par un moteur unique de 142 ch sur l’essieu avant. Toutes les versions devraient supporter une puissance de recharge rapide allant jusqu’à 150 kW, permettant de récupérer l’essentiel de l’autonomie en moins de 30 minutes sur une borne adaptée.
| Version | Batterie | Puissance | Couple | Autonomie estimée | Recharge rapide |
|---|---|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | 49 kWh | 142 ch | ~250 Nm | ~300 km | Jusqu’à 150 kW |
| AWD | 61 kWh | 181 ch | 300 Nm | ~386 km | Jusqu’à 150 kW |
Bien qu’aucune image de l’habitacle n’ait encore été dévoilée, on peut s’attendre à ce que ce nouveau crossover s’inspire davantage du C-HR récemment renouvelé que de l’Urban Cruiser dérivé du design Suzuki. L’intérieur devrait ainsi proposer:
Une planche de bord moderne articulée autour d’un écran d’infodivertissement de 12,3 pouces, permettant une connectivité complète avec les smartphones via Apple CarPlay et Android Auto sans fil. Le système multimédia de dernière génération offrira aussi les mises à jour à distance (OTA), garantissant que le véhicule reste à jour durant toute sa durée de vie.
Une console centrale surélevée qui améliore l’ergonomie et crée une atmosphère cockpit autour du conducteur. Cette configuration devrait également inclure un combiné d’instruments numériques personnalisable, affichant les informations essentielles à la conduite électrique comme l’autonomie, la consommation instantanée ou les flux d’énergie.
Les versions haut de gamme pourraient bénéficier d’équipements premium comme un toit panoramique, un système audio JBL avec plusieurs haut-parleurs, et des sièges sport à l’avant offrant maintien et confort sur les longs trajets. On peut également s’attendre à des matériaux plus durables, utilisant des textiles recyclés ou d’origine bio-sourcée, dans la lignée des engagements environnementaux de Toyota.
Le nom définitif de ce nouveau modèle reste encore un mystère. Alors que la logique initiale aurait suggéré une appellation “bZ3X”, indiquant son positionnement sous le bZ4X dans la gamme électrique, Toyota semble progressivement s’éloigner de sa nomenclature “bZ” (Beyond Zero). L’Urban Cruiser en est la preuve, avec un nom qui fait écho au patrimoine de la marque plutôt qu’à une nouvelle désignation technologique.
En termes de tarification, ce crossover coupé électrique devrait se positionner entre le C-HR hybride (à partir de 31 300 €) et le bZ4X (débutant à 42 860 €). Un prix de départ autour de 38 000 € semble donc probable pour la version d’entrée de gamme, ce qui le placerait juste en-dessous du seuil des 40 000 € qui déclenche au Royaume-Uni une taxe supplémentaire sur les véhicules onéreux à partir d’avril 2025.
Pour le marché français, ce positionnement tarifaire le placerait en concurrence directe avec des modèles comme le Peugeot e-3008 dans sa version d’entrée de gamme, le Skoda Enyaq ou encore le Volkswagen ID.4, tout en proposant une silhouette plus distinctive et un positionnement potentiellement plus premium.
Ce nouveau modèle illustre parfaitement l’approche globale de Toyota face à l’électrification : une transition maîtrisée, sans précipitation, mais avec détermination. Le constructeur japonais continue de croire aux vertus d’une approche multi-technologique où hybrides, hybrides rechargeables, électriques et potentiellement hydrogène coexistent pour répondre aux besoins variés des consommateurs.
Le lancement de ce crossover coupé électrique le 12 mars marquera une nouvelle phase dans cette stratégie. Il viendra enrichir une gamme électrique encore naissante mais qui s’étoffe progressivement, avec l’objectif affiché d’atteindre six modèles d’ici fin 2026. Cette approche graduelle permet à Toyota d’ajuster ses produits aux retours des clients sur ses premiers modèles et d’optimiser sa technologie électrique.
Face à des concurrents qui ont parfois misé tout leur avenir sur l’électrique, Toyota maintient son approche pragmatique. Une démarche qui pourrait s’avérer judicieuse dans un contexte où l’adoption massive des véhicules électriques rencontre encore quelques obstacles en Europe, notamment en termes d’infrastructure de recharge et d’acceptation par certaines catégories d’utilisateurs.
Le 12 mars prochain, nous découvrirons si ce nouveau modèle possède les atouts nécessaires pour convaincre davantage d’automobilistes de franchir le pas vers la mobilité électrique, mais avec la touche Toyota qui a fait le succès durable de la marque dans le monde de l’automobile.
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