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Les voitures électriques stagnent en mai : Tesla en chute libre

Philippe Moureau

Le mois de mai a été un carrefour intéressant pour le marché des véhicules électriques en France. Les chiffres des immatriculations nous donnent un aperçu des implications de la politique de leasing social et d’autres facteurs économiques sur les tendances de vente. Voyons un peu ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas trouvé assez de preneurs.

La dynamique générale du marché français en mai

Le dernier rapport affiche des ventes de 141 298 voitures particulières, annonçant un léger tassement de 2,9 % en comparaison avec la même période l’année précédente, ce qui marque la première baisse en 2024. Avec un nombre identique de jours ouvrés par rapport à mai 2023, la comparaison est des plus directes. Selon certains avis de concessionnaires, cette diminution peut être attribuée à une hésitation des consommateurs par rapport au type de motorisation à choisir, dans un contexte où plusieurs nouvellement dévoilées peinent à entrer en showroom.

Concernant spécifiquement les chiffres des électriques, il y a eu une moindre croissance de 5,4 % ce mois-ci, avec 34 088 véhicules électrifiés immatriculés dont 70,1% en 100% électrique soit 23 892 véhicules électriques immatriculés, qui capturent une part de marché de 16,9 %. Une performance tout de même notable comparée à celle du diesel dont la part de marché est de 7,6%.

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Top des ventes : les étoiles du leasing social

Le véritable impact du leasing social s’est vu clairement en mai, favorisant nettement certains modèles. La Peugeot 208 électrique domine le classement avec 2 662 immatriculations, tirée fortement par le leasing. Elle est suivie de près par une citadine attendue comme une quasi retraitée, la Renault Twingo, fracturant littéralement les attentes avec 1 688 immatriculations et un incroyable bond de 457 % en glissement annuel.

La Renault Megane clôture le podium avec 1.614 ventes, démontrant aussi un bénéfice évident du leasing. On a ensuite le Tesla Model Y en trajectoire descendante avec 1 420 unités écoulées, suivie de prêt par la Fiat 500 qui tire son épingle du jeu avec 1 396 adoptions.

Les déceptions et les contre-performances

Certaines étoiles semblent s’essouffler. En l’occurrence, le Tesla Model Y, qui malgré l’introduction de sa nouvelle version Grande Autonomie en Propulsion proposant une autonomie record à un prix très concurrentiel, a vu ses immatriculations chuter de 48 %. Même motif et même punition pour la Tesla Model 3, 31 % de baisse avec 763 véhicules seulement, loin des attentes pour un mois de mai.

D’autre part, la MG4 a subi un coup dur après la modification des règlements sur les bonus, avec seulement 396 véhicules immatriculés, signalant une chute de 75 %. Ce modèle, jadis populaire, se trouve clairement dans une phase difficile.

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Les perdants face aux nouveautés

Le secteur a aussi été marqué par quelques nouveaux véhicules luttant pour trouver leur public. C’est le cas du Peugeot 3008, avec seulement 278 exemplaires immatriculés. Le critique se tourne également vers le Volvo EX30 dont les chiffres valsent bas à 292, une résultante logique après la fin des avantages liés au bonus écologique.

Malgré ces nuances, des succès inattendus se dessinent avec le Renault Scénic débutant sa distribution par 507 unités vendues, cherchant sa place dans un marché compétitif.

Bilan des têtes de série sur l’année en cours

L’année 2024 confirme quelques tendances lourdes, à démarrer par la Peugeot 208, toujours en tête avec un cumul de 15 924 unités vendues. Elle devance les performances solides de la Fiat 500 à 9 680 ventes, suivie très près par le Tesla Model Y et ses 9 361 véhicules écoulés. La Renault Megane et la Renault Twingo complètent la liste avec respectivement 8 099 et 7 462 unités vendues.

Que suggère ce portrait du secteur? Malgré quelques nuances, le marché des véhicules électriques en France demeure vibrant et dynamique, offrant des perspectives diversement enrichissantes tant pour les consommateurs que pour les constructeurs. Entre innovations et rebonds, l’adaptation semble être le maître mot.

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