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Le segment des voitures de sport électriques traverse une période pour le moins contrastée. Alors que Porsche envisage sérieusement d’abandonner les versions électriques de ses 718 Boxster et Cayman, sa marque sœur Audi affirme que son projet de successeur électrique du TT reste bel et bien d’actualité. Vous assistez là à une divergence stratégique notable entre deux constructeurs pourtant membres du même groupe automobile.
Après avoir lancé le Taycan, le Macan Electric et le Cayenne Electric, Porsche avait initialement prévu d’introduire les versions électriques de ses roadsters 718 dès cette année. Les plans semblent avoir changé. Selon Bloomberg, Michael Leiters, le nouveau directeur général de Porsche, pourrait annuler complètement ces modèles électriques. Les raisons invoquées pointent vers des coûts de développement plus élevés que prévu et une complexité technique accrue.
Cette annonce a naturellement suscité des interrogations sur l’avenir du projet Audi. Les deux marques devaient partager des composants essentiels : batteries, groupes motopropulseurs et architecture commune. Le successeur électrique du TT risquait-il d’être emporté dans la même vague de prudence ? La réponse est venue directement du sommet de la hiérarchie.
Gernot Döllner, le PDG d’Audi, a tenu à rassurer les équipes lors d’une communication interne relayée par Autocar. “La livraison de la plateforme par Porsche n’est pas remise en question”, a-t-il déclaré sans ambiguïté. Le journal allemand Donaukurier, qui a révélé cette lettre en premier, précise que la collaboration entre les équipes Porsche et Audi se poursuit dans de bonnes conditions.
Cette position ferme d’Audi contraste avec l’hésitation apparente de Porsche. Vous observez ici deux visions différentes de l’électrification des véhicules sportifs. Porsche semble se réorienter partiellement vers l’hybride et le thermique, tandis qu’Audi maintient le cap électrique avec détermination.
Le successeur du TT n’est pas qu’un projet sur papier. Audi a présenté le Concept C lors du Salon de Munich en septembre dernier. Ce roadster électrique biplace révèle les premières orientations stylistiques de la marque pour ses futurs modèles sportifs. Avec une longueur de 4 520 mm, il dépasse largement le TT actuel et s’approche plutôt des dimensions de la R8.
Le concept illustre la signature du nouveau directeur du design d’Audi, Massimo Frascella. Vous remarquerez notamment l’évolution de la calandre emblématique de la marque, qui adopte un format plus étroit et vertical. Ce choix marque une rupture visuelle avec les codes établis, annonçant une nouvelle ère pour le design Audi.
Si les détails précis sur les performances demeurent confidentiels, la plateforme partagée avec Porsche laisse entrevoir des capacités intéressantes. Les véhicules électriques sportifs bénéficient d’atouts intrinsèques qui séduisent les passionnés :
La plateforme développée conjointement devrait permettre différentes configurations de puissance et d’autonomie. Les constructeurs premium privilégient généralement des capacités de batterie situées entre 80 et 100 kWh pour leurs sportives, assurant un équilibre entre performances et autonomie réelle supérieure à 400 kilomètres.
La position de Döllner ne laisse guère de place au doute. En septembre dernier, il critiquait ouvertement la possibilité pour l’Union européenne de prolonger l’utilisation des moteurs thermiques, qualifiant cette option de “contre-productive”. Pour lui, aucune technologie ne surpasse actuellement l’électrique pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur des transports.
Son argumentation va au-delà des considérations environnementales. Selon le dirigeant, le véhicule électrique représente simplement une meilleure technologie, particulièrement évidente sur les modèles hautes performances. Cette conviction s’appuie sur des avantages mécaniques concrets que vous pouvez constater lors de chaque essai comparatif.
Vous assistez à une période charnière où les constructeurs traditionnels de véhicules sportifs affinent leur stratégie. Le marché des sportives électriques reste relativement restreint, avec des volumes de vente modestes comparés aux SUV ou berlines. Cette réalité commerciale explique probablement les hésitations de Porsche face aux investissements nécessaires.
Le successeur électrique du TT devrait voir le jour dans les prochaines années, probablement vers 2027 ou 2028. Son tarif se situera vraisemblablement au-delà de 70 000 euros, positionnant Audi sur un segment premium exigeant. Le constructeur allemand parie sur une clientèle recherchant l’exclusivité d’une sportive électrique alliant design soigné, performances et label Audi. Reste à savoir si cette vision trouvera suffisamment d’acheteurs pour justifier les investissements consentis dans un contexte économique incertain pour le secteur automobile.
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