Dans ce pays, les dernières voitures thermiques disparaissent déjà des ventes
La Norvège vient de franchir un cap historique en novembre 2025 avec 97,6% d’immatriculations électriques, laissant les motorisations thermiques dans […]
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Le marché français des véhicules électriques traverse une zone de turbulences. En mai 2025, les immatriculations ont chuté de 18,7 %, révélant des bouleversements significatifs dans la hiérarchie des ventes. Tandis que certains modèles s’effondrent, d’autres tirent leur épingle du jeu, redessinant le paysage de la mobilité électrique hexagonale.
L’américain Tesla connaît des difficultés majeures sur le marché français. Ses ventes ont plongé de 67 % en mai, affectées par le lancement du Model Y restylé version Juniper et l’absence temporaire du bonus écologique sur cette nouvelle variante. Le SUV phare de la marque ne totalise que 414 immatriculations contre 1.420 l’année précédente, une chute vertigineuse qui illustre les défis actuels de Tesla.
La Model 3 n’échappe pas à cette tendance baissière avec seulement 298 unités vendues, soit une division par plus de deux par rapport à mai 2024. Cette situation s’explique en partie par les controverses entourant Elon Musk, qui ternissent l’image de marque auprès des consommateurs français.
Face à cette déroute de Tesla, les constructeurs français capitalisent sur leurs nouveautés. La Citroën C3 électrique prend la tête du classement mensuel avec 1.500 ventes, devançant de justesse la Renault 5 et ses 1.469 immatriculations. Cette performance confirme l’appétit des Français pour des véhicules électriques accessibles et pratiques.
Le succès de la C3 ne se limite pas au mois de mai. Avec 8.747 unités vendues depuis janvier, elle s’impose comme une référence du segment des citadines électriques. Sa stratégie tarifaire agressive et son positionnement sur le marché de l’entrée de gamme séduisent une clientèle soucieuse de son budget.
Le losange français démontre la pertinence de sa stratégie électrique en plaçant trois véhicules dans le top 10 mensuel. Outre la Renault 5, le Scénic électrique confirme son excellent positionnement avec 1.036 ventes en mai et un cumul annuel de 6.895 unités qui dépasse déjà les performances du Tesla Model Y.
La Mégane électrique, malgré un recul de 68 %, maintient sa présence dans le classement avec 509 unités. Cette baisse s’explique par l’arrivée de nouveaux modèles plus attractifs et par le vieillissement relatif de cette proposition sur un marché en constante évolution.
| Rang | Modèle | Mai 2025 | Cumul 2025 |
|---|---|---|---|
| 1 | Citroën C3 | 1 500 | 8 747 |
| 2 | Renault 5 | 1 469 | 12 923 |
| 3 | Renault Scénic | 1 036 | 6 895 |
| 4 | Citroën C3 Aircross | 920 | 1 713 |
| 5 | Peugeot 208 | 742 | 4 905 |
| 6 | Skoda Elroq | 683 | 1 743 |
| 7 | Peugeot 3008 | 578 | 3 526 |
| 8 | Audi Q6 | 564 | 1 881 |
| 9 | Renault Mégane | 509 | 3 396 |
| 10 | BMW iX1 | 479 | 2 473 |
Si Citroën tire son épingle du jeu, d’autres marques du groupe Stellantis peinent à convaincre. La Peugeot 208 électrique s’effondre avec une baisse de 72 % et seulement 742 ventes. Cette chute s’explique largement par l’effet de base du leasing social de 2024, qui avait artificiellement gonflé les chiffres de la lionne.
Plus dramatique encore, la situation de l’Opel Corsa qui plonge de 89 % avec 144 livraisons seulement, et de la Fiat 500 électrique qui recule de 80 % avec 270 unités. Ces résultats questionnent la stratégie produit de ces marques face à une concurrence de plus en plus féroce.
Plusieurs lancements récents tirent leur épingle du jeu malgré le contexte difficile. Le Skoda Elroq réalise un démarrage prometteur avec 683 immatriculations, confirmant l’appétit des consommateurs pour les SUV électriques accessibles de la marque tchèque.
L’Alpine A290 surprend avec 257 ventes mensuelles et près de 2.000 unités depuis janvier, démontrant qu’il existe un marché pour les citadines sportives électriques, même dans un segment de niche. La Cupra Born maintient également de bonnes performances avec 439 ventes, s’adressant à une clientèle jeune et dynamique.
Ces chiffres de mai 2025 révèlent un marché français en pleine recomposition. Avec une part de marché des véhicules électriques limitée à 15,7 % et un recul global de 8,2 % depuis janvier, l’industrie automobile hexagonale cherche encore ses marques dans cette transition énergétique. Les constructeurs français semblent néanmoins mieux armés que leurs concurrents pour naviguer dans cette période d’incertitude, grâce à des produits adaptés aux attentes locales et à des stratégies tarifaires offensives.
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