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La marque coréenne Hyundai ne se contente plus de jouer dans la cour des véhicules haut de gamme. Après avoir établi sa crédibilité avec les Ioniq 6, Ioniq 9 et autres SantaFe, le constructeur sud-coréen s’apprête à frapper fort sur les segments B et C, véritables colonne vertébrale du marché automobile européen. Avec plus de 600 000 véhicules immatriculés en 2025 et une part de marché européenne de 4,2 %, Hyundai souhaite désormais conquérir les acheteurs en quête de solutions électrifiées plus accessibles.
Le changement de cap de Hyundai s’explique par une analyse fine du marché européen. Si les voitures électriques premium ont permis à la marque de démontrer son savoir-faire technologique, c’est bien sur les segments B et C que se joue l’avenir commercial. Ces catégories représentent environ 60 % des ventes de véhicules neufs en Europe, une manne que Hyundai n’entend plus laisser échapper à la concurrence.
L’exception notable de cette stratégie premium était l’Inster, qui avait déjà amorcé ce repositionnement. Les autres lancements récents – Staria EV, Nexo à hydrogène, ou encore le mastodonte Ioniq 9 – visaient davantage à installer la marque comme référence technologique qu’à générer des volumes importants. Cette approche a porté ses fruits : Hyundai jouit aujourd’hui d’une image de pionnier de la mobilité électrifiée, particulièrement grâce à sa plateforme E-GMP qui équipe déjà plusieurs modèles.

Au cœur de cette nouvelle stratégie se trouve la Ioniq 3, dont la présentation est programmée pour avril. Ce modèle incarne parfaitement les ambitions de Hyundai : proposer un véhicule aux dimensions extérieures contenues – proche d’une citadine du segment B – tout en offrant l’habitabilité d’une compacte traditionnelle. Cette prouesse technique s’appuie sur l’empattement généreux de la plateforme électrique dédiée, qui permet d’optimiser l’espace passagers sans pénaliser l’encombrement.
Hyundai annonce que cette Ioniq 3 sera la plus efficiente de sa gamme électrique. Cette promesse laisse entrevoir une consommation particulièrement maîtrisée, probablement inférieure à 15 kWh/100 km, ainsi qu’une autonomie dépassant les 400 kilomètres WLTP. Le véhicule se positionne comme la véritable héritière spirituelle de la première Ioniq, cette berline compacte qui avait marqué les débuts électriques de la marque.
L’électrification ne se limite pas au tout-électrique chez Hyundai. Le renouvellement du duo i20/Bayon marque une étape importante : l’arrivée de la technologie hybride sur les segments d’entrée de gamme de la marque. Cette première dans l’histoire de Hyundai répond à une demande croissante des automobilistes européens pour des solutions électrifiées abordables.
Cette offensive hybride vise directement des références établies du marché européen. Face aux Renault Clio et Captur hybrides, aux MG 3 et ZS, ou encore aux incontournables Toyota Yaris et Yaris Cross, Hyundai mise sur sa réputation de fiabilité et sur un rapport équipement-prix traditionnellement avantageux. La technologie hybride Hyundai, déjà éprouvée sur les segments supérieurs, promet une consommation mixte inférieure à 5 litres aux 100 kilomètres.
L’année 2027 marquera le renouvellement du modèle le plus vendu de Hyundai en Europe : le Tucson. Ce SUV compact, qui a largement contribué au succès commercial de la marque, bénéficiera d’une nouvelle génération maintenant le cap de l’électrification. La gamme conservera les motorisations hybride et hybride rechargeable qui ont fait le succès de la génération actuelle.
Le Tucson hybride rechargeable actuel affiche déjà des performances remarquables avec une autonomie électrique d’environ 65 kilomètres WLTP et une puissance combinée dépassant les 250 chevaux. La nouvelle génération devrait porter ces chiffres à un niveau supérieur, probablement autour de 80 kilomètres en mode électrique pur, répondant ainsi aux nouvelles exigences des flottes d’entreprise et des conducteurs urbains.
Le cinquième véhicule de cette offensive électrifiée reste plus mystérieux. Les rumeurs pointent vers un renouvellement anticipé du Kona, pourtant commercialisé dans sa deuxième génération depuis moins de cinq ans. Cette décision surprenante s’expliquerait par des performances commerciales en deçà des attentes, notamment face à la concurrence directe du Kia Niro.
Ce potentiel nouveau Kona viserait à harmoniser le design avec le reste de la gamme Hyundai, tout en améliorant les performances de la version électrique. L’actuel Kona Electric, avec ses 305 kilomètres d’autonomie WLTP et sa puissance de 136 chevaux, accuse un certain retard face aux nouveaux entrants du segment. Un renouvellement permettrait d’intégrer les dernières évolutions de la plateforme E-GMP et de viser une autonomie dépassant les 450 kilomètres.
Cette offensive tous azimuts démontre la maturité de Hyundai dans l’électrification. En ciblant les segments les plus porteurs du marché européen avec des technologies éprouvées, la marque coréenne se donne les moyens de ses ambitions : dépasser les 5 % de parts de marché européennes d’ici 2028 et s’imposer comme une alternative crédible aux constructeurs européens traditionnels sur leur propre terrain.
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