La Smart #2 revient aux sources : moins de 3 mètres et 100 % électrique
Si vous avez connu la Smart Fortwo originale de 1998, vous vous souvenez peut-être de cette petite voiture capable de […]
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Les loyers des voitures électriques ont grimpé en flèche ces derniers mois. Une situation paradoxale quand on sait que les prix catalogue de ces modèles ont plutôt tendance à baisser. Des offres autrefois alléchantes comme la Citroën ë-C3 à 54 euros par mois ou la MG4 à 99 euros mensuels ont laissé place à des mensualités bien plus élevées, atteignant désormais 149 euros et 249 euros respectivement.
Les financements en Location Longue Durée (LLD) ou Location avec Option d’Achat (LOA) reposent sur un principe simple : anticiper la valeur future du véhicule. Les mensualités sont calculées en fonction de la dépréciation estimée sur la durée du contrat. Le problème ? Les voitures électriques d’occasion peinent à se vendre aux prix attendus.
Les parcs automobiles débordent de voitures électriques d’occasion dont les prix restent trop élevés pour séduire les acheteurs. Un exemple frappant : les Tesla Model 3 et Model Y d’occasion, autrefois rares et recherchées, sont maintenant disponibles en quantité. Cette situation force les sociétés de location à revoir drastiquement leurs estimations de valeur résiduelle.
Des géants de la location comme Hertz accusent des pertes colossales : 150 millions de dollars de dépréciation pour seulement 20 000 véhicules électriques revendus. Sixt a vu ses bénéfices amputés de 40 millions d’euros en 2023 à cause de ce phénomène.
Renault a choisi d’anticiper cette tendance avec sa nouvelle R5 E-Tech. Le constructeur applique désormais des valeurs résiduelles plus basses, entraînant mécaniquement une hausse des mensualités. Sur certaines offres actuelles, le client paye entre 40 et 48 % du prix du véhicule en seulement trois ans, alors que la décote habituelle se situe plutôt entre 30 et 35 %.
Les établissements financiers prévoient une forte volatilité du marché pour les 5 à 10 prochaines années. Pour limiter les risques, ils allongent la durée des contrats de location et développent de nouvelles stratégies comme la seconde vie des véhicules. Volkswagen propose ainsi des ID.3 de première génération à partir de 189 euros en LLD.
L’écart se creuse entre véhicules thermiques et électriques : une voiture électrique à 45 000 euros qui se louait 284 euros par mois en 2021 coûte maintenant 621 euros mensuels. Dans le même temps, le loyer d’un modèle thermique équivalent est passé de 473 à 468 euros, avant une probable hausse en 2025 liée aux nouvelles normes CAFE.
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