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Alors que Tesla traverse une période économique complexe avec des ventes en baisse et des profits qui s’essoufflent, une qualité demeure incontestable : la performance brute de ses véhicules sur l’asphalte. Un récent événement sur le circuit de Las Vegas nous rappelle que même les modèles “standard” de la marque américaine ont de quoi faire rougir certaines supercars thermiques.
Une session de courses d’accélération au Las Vegas Motor Speedway a récemment mis en lumière l’incroyable capacité des Tesla à rivaliser avec des véhicules sportifs emblématiques. Au programme : trois Model 3 et une Model Y face à des adversaires de taille – deux Chevrolet Corvette C8, une Mustang Shelby GT500 et un imposant pick-up Ford. Sans même parler des versions Plaid ultra-performantes, ces Tesla “ordinaires” ont démontré qu’elles n’avaient rien à envier aux sportives thermiques.
La première confrontation oppose une Model 3 à une Corvette C8 noire. Malgré un meilleur départ, la Tesla doit s’incliner face à la sportive américaine. Néanmoins, avec un chrono de 13,84 secondes au quart de mile (environ 400 mètres), la berline électrique démontre des performances loin d’être anodines pour un véhicule familial.
La deuxième manche voit une Model Y défier une autre Corvette C8. Le duel s’avère particulièrement serré, les deux véhicules étant séparés par seulement un dixième de seconde. Dans l’univers des courses d’accélération, cet écart représente une éternité quand on parle de chronos sous les 12 secondes au quart de mile. Cette fois, c’est Tesla qui l’emporte, prouvant que même son SUV compact peut tenir tête à une sportive pure et dure.
Voici les caractéristiques qui font la force des Tesla en accélération :
Le troisième affrontement met en scène un imposant pick-up Ford face à une autre Model 3. Malgré sa suspension rehaussée et ses pneus tout-terrain, le mastodonte américain affiche un temps honorable de 13,62 secondes. Son V8 visiblement modifié rugit impressionnant lors du burn-out préliminaire, mais la berline électrique lui inflige une correction mémorable en franchissant la ligne d’arrivée bien avant lui.
Cette confrontation illustre parfaitement l’avantage fondamental des véhicules électriques : leur capacité à délivrer une puissance maximale immédiatement, sans les contraintes des moteurs à combustion qui doivent monter dans les tours pour atteindre leur pleine puissance.
La dernière course oppose une Model 3 à une véritable légende de la performance américaine : la Mustang Shelby GT500 équipée de pneus spécifiques pour le drag racing. Les deux bolides franchissent la barre symbolique des 11 secondes au quart de mile, entrant dans le club très fermé des véhicules de série capables de telles performances.
| Véhicule | Puissance estimée | Couple | 0-100 km/h |
|---|---|---|---|
| Tesla Model 3 Performance | 513 ch | 639 Nm | 3,4 secondes |
| Shelby GT500 | 760 ch | 847 Nm | 3,5 secondes |
Ce face-à-face titanesque souligne une réalité que beaucoup de puristes ont du mal à accepter : une berline électrique familiale peut désormais tenir tête aux monstres sacrés du thermique sur leur terrain de prédilection – l’accélération pure.
Si ces performances impressionnantes semblent magiques, elles s’expliquent par des choix techniques précis. Les Tesla bénéficient d’un avantage structurel évident : l’absence de boîte de vitesses élimine les temps morts lors des changements de rapport. La puissance est disponible instantanément et de manière linéaire, sans les creux de couple caractéristiques des moteurs thermiques.
Par ailleurs, le positionnement des batteries haute tension dans le plancher du véhicule abaisse significativement le centre de gravité, améliorant la motricité au démarrage. Ajoutez à cela des algorithmes sophistiqués qui ajustent la puissance envoyée à chaque roue plusieurs milliers de fois par seconde, et vous obtenez une machine optimisée pour les départs arrêtés.
Ces démonstrations de force sur circuit rappellent que malgré les difficultés économiques et les controverses entourant Elon Musk, l’ADN des Tesla reste profondément ancré dans la performance. Et si la marque traverse actuellement des zones de turbulence, ses véhicules continuent de faire parler la poudre sur l’asphalte, prouvant que l’électrification n’est pas synonyme de compromis en matière de sensations fortes.
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