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BYD, le géant chinois de l’automobile, vient de faire son entrée officielle sur le marché roumain lors d’un événement de lancement particulièrement remarqué. Cette arrivée s’inscrit dans une stratégie d’expansion européenne majeure pour le constructeur qui prévoit d’être présent dans 29 pays du continent d’ici fin 2025, avec plus de 1000 points de vente.
L’implantation de BYD en Roumanie ne passe pas inaperçue. Le constructeur a organisé un événement d’envergure rassemblant plus de 400 invités, incluant journalistes automobiles, influenceurs et personnalités médiatiques. Le choix d’un lieu prestigieux, une scène imposante entourée d’écrans et la présence d’une célébrité musicale locale comme maître de cérémonie témoignent des moyens considérables déployés par la marque.
Plusieurs dirigeants mondiaux et locaux sont intervenus pour présenter la vision de BYD : celle d’une entreprise qui mise sur la technologie et l’innovation pour conquérir le marché des véhicules électrifiés. L’objectif affiché est ambitieux : devenir le leader du marché roumain dans les cinq prochaines années.
BYD arrive sur le marché roumain avec quatre modèles, couvrant différents segments et technologies :
Ces prix tiennent compte des incitations gouvernementales pour la mise au rebut d’un ancien véhicule et l’achat d’un modèle électrifié, qui peuvent atteindre 3 000 € pour les hybrides rechargeables et jusqu’à 8 700 € pour les véhicules 100% électriques.
L’équilibre entre modèles électriques et hybrides rechargeables dans la gamme de BYD n’est pas anodin. Cette approche permettrait au constructeur de minimiser l’impact des droits de douane européens qui s’élèvent à 27% pour les véhicules électriques et seulement 10% pour les hybrides rechargeables. Cette différence explique en partie pourquoi le Seal U hybride peut être proposé à un prix inférieur à celui de certains modèles 100% électriques de la marque.
Le marché roumain représente une opportunité stratégique pour BYD, étant le plus grand et le plus compétitif de cette région d’Europe où les véhicules électriques ont gagné des parts de marché significatives ces dernières années.
BYD ne compte pas s’arrêter là. Le constructeur prévoit d’élargir sa gamme dans les prochains mois avec l’arrivée du Dolphin Surf (version européenne de la Seagull), une citadine électrique à prix compétitif qui viendra concurrencer la Hyundai Inster, la Dacia Spring ou la Leapmotor T03.
Pour assurer sa présence sur le territoire roumain, BYD ambitionne d’ouvrir 30 concessions dans le pays d’ici la fin de l’année, dans le cadre de son plan d’expansion qui prévoit plus de 1000 points de vente à travers l’Europe.
| Modèle | Type | Prix de départ | Autonomie |
|---|---|---|---|
| Atto 2 | Crossover électrique | 22 600 € | 312 km (WLTP) |
| Seal | Berline électrique | 37 590 € | Non précisée |
| Sealion 7 | Crossover électrique | 40 590 € | Non précisée |
| Seal U | Crossover hybride rechargeable | 34 890 € | 69 km (électrique) / 1000+ km (mixte) |
Pour l’instant, BYD propose en Europe une gamme relativement classique. Les modèles les plus technologiquement avancés de la marque ne sont pas encore disponibles sur le continent. Parmi ceux-ci figurent les Han L et Tang L capables de recharge ultra-rapide au mégawatt, la supercar Yangwang U9 aux performances exceptionnelles, ou encore les véhicules amphibies de la marque.
Actuellement, BYD ne vise pas directement les marques premium européennes, mais la stratégie du constructeur pourrait évoluer à moyen terme avec l’arrivée progressive de ces modèles plus sophistiqués. L’implantation en Roumanie constitue une étape importante dans cette conquête méthodique du marché européen, où la marque mise sur un équilibre entre véhicules 100% électriques et hybrides rechargeables pour maximiser sa pénétration.
La Roumanie fait partie des 12 nouveaux marchés que BYD compte intégrer en 2025, témoignant de l’accélération de sa stratégie d’expansion européenne face à une concurrence qui s’intensifie sur le segment des véhicules électrifiés.
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