Les nouveaux SUV électriques Subaru font d’ores et déjà bien mieux que l’ancien
Subaru traverse une période charnière dans sa transition vers l’électrique. La marque japonaise, longtemps associée à ses légendaires motorisations thermiques […]
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Le marché des voitures électriques d’occasion connaît une transformation remarquable en ce début d’année. Avec une hausse des transactions de 39% par rapport à 2024, les véhicules zéro émission de seconde main s’imposent peu à peu comme une alternative pragmatique pour les automobilistes français. Entre prix plus accessibles et disponibilité croissante, examinons pourquoi ces modèles trouvent preneur à vitesse grand V sur notre territoire.
Le premier trimestre 2025 confirme l’attrait grandissant des Français pour l’électrique d’occasion. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 39 963 transactions ont été enregistrées, soit une augmentation de 39% par rapport à la même période l’an dernier. Cette dynamique impressionnante témoigne d’un marché qui se structure et gagne en maturité, même si un léger recul de 4% est observé par rapport au dernier trimestre 2024 – phénomène classique lié à la saisonnalité des ventes automobiles.
Cette croissance s’explique notamment par l’arrivée massive sur le marché de l’occasion des premiers modèles électriques vendus en volume significatif il y a quelques années. Les premiers acheteurs renouvellent maintenant leurs véhicules, alimentant ainsi le parc d’occasion avec des modèles relativement récents et technologiquement encore pertinents.
Sans grande surprise, les préférences des acheteurs français se concentrent sur quelques modèles stars qui dominent le marché :
Le succès de la Zoé n’est pas étonnant : présente sur le marché depuis 2013, elle bénéficie d’un parc conséquent qui alimente naturellement le marché de l’occasion. Quant à la Model 3, elle confirme son statut d’objet de désir même en seconde main, avec des performances routières qui restent une référence dans la catégorie.
Le mode d’acquisition de ces véhicules évolue significativement. L’achat comptant ou à crédit représente désormais plus des deux tiers des transactions, signalant un recul des formules locatives. Cette tendance marque une certaine normalisation du marché, même si chez les particuliers, la location concerne encore 30% des financements – un chiffre nettement supérieur aux 2% observés pour les véhicules thermiques.
Côté délais de revente, la situation s’améliore. Une voiture électrique d’occasion trouve preneur en 134 jours en moyenne, contre 147 jours l’an dernier. Ce délai reste néanmoins supérieur aux 100 jours nécessaires pour vendre un véhicule thermique d’occasion.
| Région | Délai moyen de revente (jours) |
|---|---|
| Île-de-France | 88 |
| Moyenne nationale | 134 |
| Nouvelle-Aquitaine | 210 |
Ces disparités régionales révèlent des marchés à deux vitesses, avec une Île-de-France particulièrement dynamique où la demande pour les véhicules électriques est forte.
L’un des freins historiques à l’achat d’une voiture électrique neuve – son prix élevé – s’estompe sur le marché de l’occasion. Une électrique de moins de trois ans s’échange aujourd’hui à 32 223 euros en moyenne, soit 24% moins cher que son équivalent neuf. Cette décote significative rend ces véhicules beaucoup plus attractifs financièrement.
Cette baisse des prix s’explique par plusieurs facteurs : l’augmentation de l’offre disponible, l’évolution rapide des technologies qui rend certains modèles plus vite obsolètes, et les craintes persistantes sur la durée de vie des batteries qui incitent certains acheteurs à la prudence.
Fait intéressant, les modèles citadins comme la Renault Twingo électrique ou la Peugeot e-208 affichent des kilométrages supérieurs à leurs équivalents thermiques du même âge. Cette statistique révélatrice démonte le préjugé selon lequel les voitures électriques seraient moins utilisées au quotidien.
Ce constat ne s’applique pas aux segments supérieurs, où les modèles thermiques conservent un avantage en termes de kilométrage parcouru. Cela s’explique probablement par un usage différent : les citadines électriques sont parfaitement adaptées aux trajets quotidiens urbains et périurbains, tandis que les grandes routières thermiques restent privilégiées pour les longs trajets.
Avec sa progression constante, ses prix qui deviennent plus compétitifs et sa fiabilité désormais éprouvée, le marché de l’électrique d’occasion s’impose comme une option pertinente pour les automobilistes français souhaitant franchir le pas vers la mobilité électrique sans supporter le coût d’un véhicule neuf.
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