Xpeng VLA 2.0 : Tesla n’est plus seul au sommet de la conduite autonome
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Le Tesla Semi a mis du temps à tenir ses promesses. Présenté en grande pompe en 2017, ce camion électrique de catégorie 8 a accumulé retard sur retard avant d’arriver à ce stade décisif : une ligne de production à haut volume, opérationnelle depuis fin avril 2026 dans l’usine Tesla du Nevada. Voici ce que vous devez savoir sur ce mastodonte électrique et sur ce que sa mise en série signifie concrètement pour le secteur du transport routier.
Quand Tesla dévoile le Semi il y a près de dix ans, les réactions sont partagées. Ambitieux sur le papier, le camion promet de transporter des charges lourdes sans rejeter un gramme de CO₂ à l’échappement. Mais entre les annonces et la réalité industrielle, le fossé s’est avéré considérable. Les délais se sont succédé, les lignes de production ont tardé à se concrétiser, et jusqu’à récemment, Tesla n’avait assemblé que quelques centaines d’unités sur une ligne à faible cadence.
C’est Dan Priestley, directeur du programme Semi, qui a levé le voile sur l’état actuel des choses lors d’un épisode de Jay Leno’s Garage enregistré en mars 2026. Il y affirme que les conditions économiques sont réunies et que la demande est bien présente. Tesla a officialisé le passage à la production de masse via un post sur X. Un signal fort, d’autant que le Semi figure désormais parmi les priorités d’investissement du groupe, aux côtés du Cybercab et du système de stockage Megapack 3. Tesla a d’ailleurs annoncé en janvier 2026 vouloir plus que doubler ses dépenses en capital cette année, avec un budget dépassant les 20 milliards de dollars, orienté en priorité vers ces projets structurants.
Après avoir livré plus de 100 unités ayant déjà parcouru plus de 21,7 millions de kilomètres sur les routes américaines, Tesla a revu le Semi l’an passé. Le camion s’offre un nouveau visage rappelant le Model Y et gagne en efficience énergétique. Il se décline désormais en deux variantes :
Les deux versions partagent un groupe motopropulseur à trois moteurs électriques développant jusqu’à 800 kW de puissance combinée. Le Semi intègre également une prise de force électrique (ePTO) capable de fournir jusqu’à 25 kW, utile pour alimenter des équipements embarqués sur certaines configurations professionnelles.
Tesla ne communique pas officiellement sur les capacités de batterie, mais les calculs réalisés à partir de l’efficience déclarée permettent d’estimer que la version Standard Range embarquerait environ 550 kWh, et la Long Range aux alentours de 875 kWh. Des chiffres vertigineux, même pour un secteur habitué aux contraintes énergétiques.
Pour convaincre les opérateurs de flotte, l’autonomie ne suffit pas. La recharge doit s’intégrer dans des plannings de tournée serrés. Le Semi peut se recharger à une puissance allant jusqu’à 1,2 mégawatt via un connecteur MCS 3.2, ce qui lui permet de récupérer 60 % d’autonomie en environ 30 minutes. C’est un argument de poids dans un secteur où chaque heure d’immobilisation coûte de l’argent.
L’efficience énergétique annoncée par Tesla est de 1,7 mile par kWh, soit environ 2,74 km/kWh en charge. Pour un poids lourd de cette catégorie, c’est une performance notable. Dan Priestley a par ailleurs précisé que les batteries du Semi sont conçues pour durer un million de miles, soit environ 1,6 million de kilomètres dans leur cycle d’utilisation d’origine. Si ce chiffre se confirme dans la durée, il représente un argument économique sérieux face aux moteurs thermiques sur le coût total de possession.
À bord, Tesla a opté pour une configuration atypique : le conducteur est positionné au centre de la cabine, encadré par deux grands écrans tactiles. Une seconde place est disponible à l’arrière de la cabine, mais le Semi ne dispose pas d’airbags, une contrainte imposée par la réglementation américaine en vigueur pour cette catégorie de véhicules.
Tesla prévoit de débuter les livraisons commerciales du Semi plus tard en 2026. Les premiers clients seront suivis de près, autant par les acteurs du transport que par les concurrents du secteur qui observent depuis des années l’évolution de ce programme. La montée en cadence de l’usine du Nevada donnera rapidement une idée de la capacité réelle de Tesla à s’imposer durablement dans le transport lourd électrique.
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