Xpeng VLA 2.0 : Tesla n’est plus seul au sommet de la conduite autonome
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Toyota a longtemps affiché un certain scepticisme vis-à-vis de la voiture électrique à batterie, et la marque ne s’en est jamais vraiment cachée. Depuis l’arrivée de Koji Sato à sa tête, la stratégie a pris un virage plus net, et le catalogue électrique s’est progressivement étoffé. En France, vous avez probablement vu le C-HR+ débarquer dans les concessions. À l’échelle mondiale, c’est le nouveau bZ qui représente l’un des jalons de cette transformation. Et les premiers tests en conditions réelles aux États-Unis livrent des résultats qui méritent qu’on s’y attarde.
Officiellement présenté au printemps 2025, le Toyota bZ est en réalité la deuxième génération du bZ4X, SUV électrique que vous connaissez peut-être déjà si vous avez suivi l’offre du constructeur japonais ces dernières années. Cette nouvelle mouture n’est pas encore commercialisée en France ni en Europe, mais elle est disponible aux États-Unis, où le site spécialisé Edmunds a pu le tester en profondeur.
Sur le papier, le bZ affiche une autonomie maximale de 314 miles, soit environ 505 kilomètres selon le cycle d’homologation américain EPA. Pour situer le contexte, le cycle EPA est généralement considéré comme plus sévère que le cycle WLTP utilisé en Europe, ce qui rend cette annonce d’autant plus solide. Cette progression représente une hausse de 25 % par rapport à la génération précédente du bZ4X, un bond significatif pour convaincre les acheteurs encore hésitants à passer à l’électrique.
Ce qui retient l’attention dans l’essai mené par Edmunds, ce n’est pas tant la confirmation des chiffres officiels que leur dépassement. En conditions réelles, le Toyota bZ a parcouru 533 kilomètres lors de ce test, soit 27 kilomètres de plus que l’autonomie annoncée par Toyota. Un écart positif rare dans cet exercice, où les voitures électriques terminent plus souvent en dessous qu’au-dessus des estimations constructeurs.
Les conditions du test sont importantes pour comprendre la portée de ce résultat :
Ces conditions sont certes favorables à une bonne autonomie, mais elles restent représentatives d’un usage courant sur route mixte. Ce n’est pas un test en roue libre sur voie plate à vitesse réduite. Par ailleurs, l’efficience énergétique relevée lors de cet essai est tout aussi parlante : là où Toyota annonce 26 kWh/100 miles selon le cycle EPA, les journalistes d’Edmunds ont obtenu 23,3 kWh/100 miles, soit une baisse de 11,4 % par rapport aux données officielles. En clair, le SUV consomme moins que prévu, ce qui explique directement le supplément d’autonomie constaté.
Au-delà de l’autonomie, le Toyota bZ embarque des caractéristiques qui méritent d’être détaillées pour vous permettre de vous faire une idée précise de ce que ce SUV a dans le ventre.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Capacité de batterie | 57,7 kWh ou 77 kWh selon la version |
| Puissance de recharge rapide | 150 kW |
| Temps de recharge 10 à 80 % | Environ 30 minutes |
| Standard de recharge | NACS (North American Charging System, développé par Tesla) |
| Puissance moteur | Entre 221 ch (traction) et 338 ch (transmission intégrale) |
La puissance de recharge à 150 kW permet de récupérer l’essentiel de la batterie en une demi-heure, ce qui place le bZ dans une position correcte face à la concurrence. L’adoption du standard NACS, celui qu’ont popularisé les Tesla et qui s’est imposé en Amérique du Nord, garantit un accès large au réseau de bornes rapides outre-Atlantique. Un avantage logistique non négligeable pour les conducteurs américains.
La question que vous vous posez probablement est simple : ce Toyota bZ arrivera-t-il un jour en France ? Pour l’instant, aucune date officielle n’a été communiquée par Toyota pour une commercialisation européenne. La marque se concentre sur le déploiement américain et sur ses modèles déjà disponibles ici, comme le bZ4X actuel ou le C-HR+.
Si le bZ venait à traverser l’Atlantique, il faudrait évidemment composer avec les adaptations habituelles : abandon du NACS au profit du CCS ou d’un connecteur compatible avec le réseau européen, recalibrage de l’homologation selon le cycle WLTP, et éventuellement une offre de versions ajustée aux habitudes locales. Les 533 kilomètres obtenus en test EPA ne se traduiraient pas mécaniquement en WLTP, mais les performances réelles observées laissent penser que le résultat resterait flatteur. À suivre donc, en gardant un œil sur les annonces de Toyota pour l’Europe au cours des prochains mois.
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