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Les marques automobiles chinoises font actuellement beaucoup parler d’elles sur le marché européen. Après des années de copies peu convaincantes, elles se positionnent désormais comme des acteurs majeurs de la mobilité électrique. Une récente étude menée auprès de 1 600 acheteurs européens révèle pourtant un décalage significatif entre les attentes des consommateurs et la réalité du marché, notamment en termes de prix.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : BYD, géant chinois de l’automobile, affiche des performances contrastées. En Chine, le constructeur enregistre des ventes impressionnantes avec 300 000 véhicules vendus en janvier 2025, soit une progression de 49%. En France, la réalité est tout autre avec seulement 366 immatriculations sur la même période, marquant une baisse de 14% par rapport à l’année précédente.
MG, autre acteur majeur chinois, a dû revoir sa stratégie pour maintenir sa présence sur le marché français. La marque s’est tournée vers l’hybride, avec notamment 489 exemplaires de la MG 3 vendus en janvier. Paradoxalement, leur modèle phare électrique, la MG 4, ne totalise que 144 immatriculations, un recul significatif par rapport à ses débuts prometteurs.
L’étude d’Escalent met en lumière des exigences précises :
La modification des règles du bonus écologique en France a considérablement changé la donne. Depuis décembre 2023, l’introduction d’un éco-score pénalise les véhicules produits en Chine. À titre d’exemple, la MG 4, proposée à 29 990 €, perd en compétitivité face aux concurrentes européennes qui bénéficient d’une aide de 2 000 à 4 000 €.
Le positionnement tarifaire de certains modèles soulève des questions. La BYD Seal, avec ses 571 km d’autonomie, est affichée à 46 990 €, tandis que la Tesla Model 3 Propulsion offre 513 km pour 39 990 €. Le SUV compact BYD Atto 3 démarre à 38 990 € pour une autonomie de 420 km, un tarif difficile à justifier face à la concurrence.
Au-delà des considérations tarifaires, les constructeurs chinois font face à un déficit d’image en Europe. Les consommateurs évoquent des inquiétudes concernant la qualité, souvent basées sur des expériences passées avec d’autres produits chinois. Fait intéressant, certains modèles de marques européennes reconnues, comme le Volvo EX30, sont déjà produits en Chine sans subir les mêmes a priori.
Les perspectives restent néanmoins encourageantes : 20% des personnes interrogées se disent prêtes à acheter un véhicule chinois. Cette ouverture d’esprit, combinée à une probable adaptation des stratégies tarifaires, pourrait rapidement modifier le paysage automobile européen.
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