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Le marché automobile français connaît une transformation profonde, et les chiffres de Renault pour les neuf premiers mois de 2025 illustrent parfaitement cette tendance. Avec près de 1,7 million d’unités vendues et une croissance de 3,8%, le constructeur au losange démontre que son pari sur l’électrification porte ses fruits. Les véhicules électrifiés représentent désormais 43,9% des ventes totales du groupe, marquant une progression spectaculaire de 58,6% par rapport à l’année précédente.
Cette performance s’explique par une stratégie cohérente d’électrification menée sur l’ensemble des gammes Renault, Dacia et Alpine. L’offensive électrique du groupe français s’appuie sur des modèles phares comme la R5 E-Tech, mais aussi sur le développement massif de l’hybride simple, qui conquiert de nouveaux segments de clientèle réticents au passage direct à l’électrique.
Les véhicules 100% électriques représentent 12,7% des ventes du groupe Renault, avec une star incontestée : la R5 E-Tech. Ce modèle emblématique ne se contente pas de cartonner dans la gamme Renault, il domine carrément le marché français des voitures électriques toutes marques confondues. Cette réussite commerciale repose sur un positionnement tarifaire maîtrisé et une autonomie de 410 kilomètres qui rassure les utilisateurs urbains comme périurbains.
Le Scénic E-Tech complète parfaitement l’offensive électrique en s’imposant comme leader du segment C en France. Avec sa batterie de 87 kWh et son autonomie pouvant atteindre 625 kilomètres, ce SUV familial répond aux attentes d’une clientèle exigeante en matière de praticité. La combinaison de ces deux modèles explique la progression de 84,7% des immatriculations électriques de la marque au losange sur le troisième trimestre.
Si l’électrique fait les gros titres, c’est l’hybride simple qui tire réellement les ventes du groupe vers le haut. Avec 30,4% des ventes totales, cette technologie progresse de 8 points et s’impose comme la solution de transition idéale pour les automobilistes. Chez Renault, l’hybride atteint même 37,9% du total des ventes, un chiffre qui témoigne de l’efficacité de cette stratégie commerciale.
Le succès du Symbioz illustre parfaitement cette tendance. Ce SUV compact hybride est déjà devenu le véhicule hybride le plus vendu de la marque française, grâce à sa consommation mixte de 4,7 litres aux 100 kilomètres et son prix d’appel compétitif. La technologie E-Tech, développée en interne, permet une conduite en mode électrique jusqu’à 80% du temps en usage urbain.
Chez Dacia, la progression est encore plus spectaculaire avec une hausse de 170% des ventes hybrides en un an. Le duo Duster/Bigster hybride démocratise cette technologie sur le segment des SUV accessibles, avec des tarifs débutant à 25 900 euros pour le Duster HEV.
Les résultats de Renault ne se limitent pas au marché européen, même si ce dernier affiche une croissance solide de 6,9%. L’international contribue significativement à cette performance globale, avec des progressions remarquables sur plusieurs marchés stratégiques :
Cette diversification géographique permet au groupe de compenser les fluctuations des différents marchés et de profiter de la demande croissante pour les technologies propres dans les pays émergents. L’usine de Tanger joue un rôle clé dans cette expansion, produisant des véhicules pour l’Europe et l’Afrique du Nord.
Le pipeline produit de Renault laisse entrevoir une accélération de cette dynamique électrique. La R4 E-Tech, commercialisée récemment, vient compléter la gamme rétro-électrique avec une approche plus familiale que la R5. Son autonomie annoncée de 400 kilomètres et son volume de coffre généreux en font une alternative crédible aux SUV thermiques du segment.
L’arrivée programmée de la nouvelle Twingo électrique promet de démocratiser encore davantage la mobilité électrique urbaine. Avec un tarif visé sous les 20 000 euros et une conception optimisée pour la ville, ce modèle pourrait séduire une clientèle jeune et urbaine actuellement éloignée de l’électrique.
Ces lancements s’inscrivent dans la stratégie “Renaulution” qui prévoit une gamme 100% électrique d’ici 2030 en Europe. Les investissements dans les batteries LFP (lithium-fer-phosphate) et le partenariat avec Envision AESC pour l’usine de Douai témoignent de cette ambition industrielle. Avec 60% de ventes électrifiées sur le seul troisième trimestre 2025 pour la marque Renault, l’objectif semble à portée de main.
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