Ferrari Luce électrique : tous les exemplaires vendus en Chine en quelques heures
La Ferrari Luce a fait parler d’elle bien avant même d’arriver chez les concessionnaires. Première berline de série de l’histoire […]
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Depuis son lancement en 2024, la Xiaomi SU7 ne cesse de faire parler d’elle. Et pas seulement en Chine. Journalistes, influenceurs, cadres de l’industrie automobile : rares sont ceux qui sont ressortis indifférents après l’avoir prise en main. La berline électrique du géant technologique a déjà convaincu plus de 380 000 acheteurs sur son marché domestique, un chiffre qui témoigne d’une réalité commerciale difficile à ignorer. Aujourd’hui, avec une mise à jour substantielle du modèle, la question de son arrivée en Europe se pose sérieusement — et les premiers retours de conduite donnent des éléments de réponse concrets.
La nouvelle version du SU7 ne se contente pas de quelques ajustements cosmétiques. Xiaomi a revu en profondeur la suspension, le châssis, le groupe motopropulseur et l’habitacle. Sans avoir conduit l’ancienne version pour établir une comparaison directe, les journalistes qui ont eu l’occasion de prendre en main la version actualisée lors du Salon de Pékin 2026 s’accordent à dire que le résultat est convaincant. Le soin apporté à chaque détail rappelle des marques bien établies, ce qui est d’autant plus remarquable pour une entreprise dont c’est seulement le premier véhicule de la gamme.
Pour situer le niveau d’exigence de Xiaomi, il suffit de regarder ce qu’ils ont réalisé avec leur deuxième modèle, le YU7, un SUV électrique dont le niveau de finition et d’exécution a déjà surpris plus d’un observateur averti. Le SU7, lui, pousse encore un cran plus loin dans la cohérence de l’ensemble. C’est une berline qui sait à la fois se montrer confortable sur un long trajet et engagée quand vous décidez d’exploiter ses capacités dynamiques — deux qualités rarement réunies à ce niveau de prix.
La version testée est la SU7 Max, la déclinaison la plus musclée de la gamme. Elle embarque une double motorisation développée en interne par Xiaomi, pour une puissance combinée de 680 chevaux. La batterie affiche une capacité de 101,7 kWh, avec une autonomie annoncée allant jusqu’à 835 kilomètres selon le cycle CLTC chinois — un standard orienté usage urbain, naturellement plus généreux que les mesures WLTP utilisées en Europe. En pratique, il faudra raisonner avec une marge significative à la baisse pour des conditions de conduite européennes.
Ce dernier point mérite qu’on s’y attarde. Proposer un niveau de raffinement comparable à une Porsche Taycan à un prix inférieur à celui d’une Model 3 sur le marché chinois, c’est précisément ce qui a fait souffler un vent d’inquiétude dans les couloirs de certains constructeurs européens. Jim Farley, PDG de Ford, avait lui-même testé le SU7 et confié publiquement qu’il avait eu du mal à rendre les clés — une anecdote qui résume assez bien l’effet que produit la voiture sur ceux qui la conduisent.
Sur route, le SU7 se distingue par un équilibre entre confort et dynamisme qui n’est pas si évident à atteindre. La suspension filtre efficacement les imperfections de la route sans pour autant rendre la conduite anesthésiante. Le train avant répond avec précision, et la répartition du poids, favorisée par le plancher de batteries, offre une stabilité rassurante dans les courbes. Ce ne sont pas des sensations de sportive pure, mais clairement celles d’une berline bien née qui ne cherche pas à cacher ses aptitudes.
L’habitacle, lui, bénéficie des mises à jour intérieures mentionnées par Xiaomi. La marque a visiblement travaillé sur la qualité des matériaux et l’ergonomie générale, deux aspects sur lesquels les premières voitures électriques chinoises avaient parfois été prises en défaut. Le résultat est un environnement soigné, cohérent, et qui ne dépayse pas les conducteurs habitués aux standards européens.
Xiaomi a officiellement exprimé son intention d’entrer sur le marché européen, et le SU7 devrait logiquement ouvrir cette offensive. La question des droits de douane sur les voitures électriques chinoises, relevés par l’Union européenne depuis 2024, compliquera inévitablement l’équation tarifaire. Le prix pratiqué en Chine ne sera pas reproductible à l’identique sur le Vieux Continent, ce qui pourrait rogner une partie de l’avantage concurrentiel qui fait la force du modèle.
Reste que la voiture en elle-même est prête. Les quelques adaptations nécessaires pour la conformité aux normes européennes — homologation, ajustements liés aux réglementations de sécurité, interface logicielle traduite et localisée — relèvent davantage de l’ingénierie administrative que d’une refonte technique profonde. Si Xiaomi parvient à positionner le SU7 à un tarif raisonnable face aux berlines électriques allemandes ou scandinaves déjà présentes, il y a de bonnes raisons de penser que la recette qui a fonctionné en Chine pourrait trouver preneur de ce côté-ci de l’Eurasie.
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