Volkswagen révèle une voiture électrique de 1000 km d’autonomie que l’on aura probablement pas
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Ferrari lève progressivement le voile sur sa première supercar entièrement électrique. Attendue pour 2026, cette “Ferrari Elettrica” promet de bousculer les codes du marché avec une configuration technique particulièrement ambitieuse. La marque de Maranello mise sur une architecture à quatre moteurs électriques développant plus de 1 100 chevaux, plaçant directement cette nouveauté dans la lignée des supercars les plus performantes du moment.
Lors d’une présentation technique organisée récemment dans les locaux historiques de Ferrari, plusieurs détails ont émergé concernant cette supercar qui devra rivaliser avec les références actuelles comme la Tesla Model S Plaid ou la Porsche Taycan Turbo S. Vous découvrirez ici les spécifications techniques révélées par le constructeur italien et les enjeux que représente ce véhicule pour l’avenir de la marque au cheval cabré.
La Ferrari Elettrica adopte une configuration mécanique relativement rare dans l’univers automobile. Elle embarque quatre moteurs électriques synchrones à aimants permanents, une solution technique que l’on retrouve uniquement sur quelques modèles d’exception. Cette approche contraste avec les choix de Tesla, qui équipe sa Model S Plaid de trois moteurs, ou Porsche qui se limite à deux unités sur sa Taycan.
Les deux moteurs avant, directement issus de la technologie développée pour la Ferrari F80, délivrent chacun 143 chevaux et peuvent atteindre un régime de rotation impressionnant de 30 000 tours par minute. Cette vitesse de rotation surpasse largement les standards actuels et se rapproche des performances de la Yangwang U9 chinoise, référence mondiale en la matière avec ses 30 511 tr/min.
À l’arrière, la supercar italienne dispose de deux moteurs plus puissants développant 412 chevaux chacun et limités à 25 500 tr/min. Cette répartition permet d’obtenir une transmission intégrale modulable, avec la possibilité de déconnecter les moteurs avant pour transformer temporairement le véhicule en propulsion pure. Ce système, également adopté par Mercedes sur sa future CLA électrique, offre une flexibilité d’usage appréciable selon les conditions de conduite.
Ferrari a dû faire l’impasse sur la technologie de flux axial, pourtant plus compacte et efficace. Cette contrainte s’explique par l’exclusivité dont bénéficie Mercedes-Benz auprès de Yasa, l’entreprise spécialisée dans ce type de motorisation. Le constructeur italien a néanmoins trouvé des solutions alternatives pour optimiser ses moteurs, notamment en limitant la largeur utile du rotor à seulement 12 centimètres.
L’alimentation de cette architecture ambitieuse repose sur une batterie de technologie NMC (nickel-manganèse-cobalt) d’une capacité de 122 kWh bruts. Cette solution technique, éprouvée dans l’industrie, privilégie la densité énergétique et la stabilité thermique, deux critères essentiels pour un usage sportif intensif. L’autonomie théorique devrait dépasser les 530 kilomètres selon le cycle WLTP, une performance correcte pour cette catégorie de véhicule.
L’architecture électrique opère sous 800 volts, permettant des charges rapides jusqu’à 350 kW. Dans les conditions optimales, vous pourrez récupérer 70 kWh en 20 minutes, soit approximativement un passage de 10 à 70 % de charge. Ces performances placent la Ferrari au niveau des meilleures références actuelles du marché premium.
| Caractéristique | Ferrari Elettrica | Tesla Model S Plaid | Porsche Taycan Turbo S |
|---|---|---|---|
| Puissance totale | 1 100+ chevaux | 1 020 chevaux | 761 chevaux |
| Nombre de moteurs | 4 | 3 | 2 |
| 0 à 100 km/h | 2,5 secondes | 2,1 secondes | 2,8 secondes |
| Vitesse maximale | 310 km/h | 322 km/h | 260 km/h |
Ferrari intègre plusieurs solutions techniques spécifiquement pensées pour l’usage intensif sur circuit. Les moteurs utilisent un bobinage en fil de litz, une technologie qui améliore significativement la gestion thermique lors des sollicitations extrêmes. Cette approche vise à éviter les passages en mode dégradé qui limitent les performances lors des sessions de conduite prolongées sur piste.
Le poids annoncé de 2,3 tonnes environ reste dans la moyenne de cette catégorie, malgré la batterie de forte capacité et l’architecture complexe à quatre moteurs. L’accélération de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et la vitesse maximale de 310 km/h placent cette Ferrari électrique en concurrence directe avec les références actuelles, tout en conservant l’ADN sportif de la marque italienne.
La production aura lieu dans l’usine historique de Maranello, garantissant le respect des standards de qualité Ferrari. Cette supercar électrique représente un tournant majeur pour le constructeur, qui doit désormais prouver qu’il peut transposer son savoir-faire dans l’univers de la mobilité électrique sans perdre l’âme qui fait sa réputation mondiale depuis des décennies.
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