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San Francisco devient le terrain d’expérimentation des futurs robotaxis Hyundai Ioniq 5 équipés de la technologie autonome de sixième génération de Waymo. Cette étape marque une progression significative dans l’élargissement de la flotte du leader américain de la conduite autonome, qui prépare l’intégration de nouveaux véhicules électriques à son service commercial.
Après avoir annoncé leur partenariat stratégique en 2024, Waymo et Hyundai franchissent une nouvelle étape avec le début des tests manuels sur route publique. Ces véhicules d’essai circulent désormais dans les rues de la métropole californienne, supervisés par des conducteurs de sécurité, avant leur déploiement en mode entièrement autonome.
Les Ioniq 5 destinées à la flotte Waymo bénéficient d’un équipement technologique impressionnant. Chaque véhicule embarque un arsenal de 13 caméras, complété par 4 capteurs LiDAR et 6 radars, sans oublier un réseau de microphones sophistiqués. Cette configuration permet au système de percevoir son environnement avec une précision remarquable, analysant simultanément les mouvements des piétons, des cyclistes et des autres véhicules.
La production de ces véhicules spécialisés s’effectue dans la nouvelle Metaplant de Hyundai en Géorgie. Les crossovers électriques sortent d’abord des chaînes d’assemblage classiques, puis rejoignent des ateliers dédiés où les ingénieurs de Waymo installent l’ensemble des équipements de conduite autonome. Cette approche industrielle permet d’optimiser les coûts tout en maintenant la qualité de fabrication.
L’arrivée de l’Ioniq 5 s’inscrit dans une stratégie de renouvellement de la flotte Waymo. La société a initialement déployé des minivans Chrysler Pacifica modifiées, avant de migrer vers les SUV électriques Jaguar I-Pace. L’arrêt de production de ce dernier modèle contraint désormais la filiale d’Alphabet à diversifier ses sources d’approvisionnement.
Cette transition illustre l’engagement croissant du secteur vers l’électrification des transports autonomes. Les avantages sont multiples : réduction des émissions polluantes, diminution des nuisances sonores en milieu urbain, et architecture électronique plus facilement adaptable aux systèmes de conduite autonome.
Waymo ne mise pas uniquement sur Hyundai pour son avenir. L’entreprise développe parallèlement un partenariat avec Zeekr, constructeur chinois spécialisé dans les véhicules électriques haut de gamme. Cette navette sur-mesure, déjà en phase de test sur le territoire américain, vise des usages spécifiques nécessitant plus d’espace ou de confort.
Tekedra Mawakana, co-directrice générale de Waymo, détaille cette vision lors d’une intervention récente : la société envisage une gamme de véhicules adaptés aux différents besoins de sa clientèle. Voici les principales catégories identifiées :
Les tests de l’Ioniq 5 coïncident avec une phase de croissance accélérée pour Waymo. La société projette d’être présente dans au moins 12 villes américaines d’ici fin 2026, avec les annonces récentes de San Diego, Las Vegas et Detroit qui rejoignent Phoenix, San Francisco et Los Angeles.
Cette expansion nécessite une flotte conséquente et diversifiée, justifiant les investissements dans plusieurs modèles de véhicules. L’Ioniq 5, avec sa autonomie de 480 kilomètres et ses capacités de recharge rapide, répond aux exigences opérationnelles du service de robotaxis, notamment pour les trajets longue distance et les rotations intensives.
L’adaptation de l’Ioniq 5 aux exigences de la conduite autonome implique des modifications substantielles. Au-delà de l’ajout des capteurs, les ingénieurs doivent intégrer les systèmes de calcul embarqués, redimensionner le système électrique et optimiser la gestion thermique pour maintenir les performances des composants électroniques.
La batterie de 77,4 kWh du crossover coréen doit également alimenter l’ensemble des équipements autonomes, ce qui influence directement l’autonomie réelle en usage commercial. Les algorithmes de Waymo prennent en compte ces contraintes énergétiques pour optimiser les trajets et planifier les sessions de recharge.
Ces tests manuels dans les conditions réelles du trafic urbain permettront de valider les derniers réglages avant le passage en mode autonome complet. San Francisco, avec ses pentes caractéristiques et son trafic dense, constitue un environnement d’évaluation particulièrement exigeant pour cette nouvelle génération de robotaxis électriques. L’objectif reste le déploiement commercial de ces Ioniq 5 autonomes dans les prochains mois, marquant une nouvelle étape dans la démocratisation du transport autonome électrique.
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