MG devient le grand gagnant du marché auto en France
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Le marché de l’occasion électrique français affiche des signes encourageants avec 43 958 transactions enregistrées au troisième trimestre 2025. L’Avere-France révèle dans son septième baromètre annuel des disparités frappantes entre les modèles. Pendant que certaines voitures électriques d’occasion trouvent preneur en 43 jours seulement, d’autres stagnent jusqu’à 252 jours sur le marché.
Si vous envisagez l’achat ou la vente d’un véhicule électrique d’occasion, ces données vous éclaireront sur les modèles à privilégier ou éviter selon vos objectifs. Car non, toutes les batteries et toutes les marques ne se valent pas sur le marché de seconde main.
Le constructeur américain Tesla confirme sa domination sur le marché de l’occasion électrique. La Model Y et la Model 3 s’écoulent en moyenne en 43 jours chacune, un délai remarquable qui témoigne de leur attractivité durable. Cette performance s’explique par leur réseau de Superchargeurs, leur réputation de fiabilité et leur valeur de revente stable.
À l’opposé du classement, la DS 3 E-Tense accumule les difficultés avec un délai moyen de 252 jours pour trouver acquéreur. Cette citadine premium française souffre de son positionnement tarifaire élevé et d’une notoriété encore fragile sur le marché de l’électrique. La Nissan Leaf seconde génération en version 40 kWh suit de près avec 238 jours, pénalisée par sa technologie de refroidissement de batterie passive et son design polarisant.
| Modèle | Délai moyen de revente | Position |
|---|---|---|
| Tesla Model Y / Model 3 | 43 jours | Champions |
| Mini Cooper SE | 45 jours | Podium |
| Fiat 500 électrique | 46 jours | Top 4 |
| Hyundai Kona | 211 jours | Difficultés |
| Nissan Leaf 40 kWh | 238 jours | Avant-dernière |
| DS 3 E-Tense | 252 jours | Lanterne rouge |

Les véhicules électriques d’occasion de moins de trois ans s’écoulent significativement plus vite avec un délai moyen de 141 jours. Cette tranche d’âge rassure les acheteurs car elle correspond généralement à des modèles encore sous garantie constructeur, avec des batteries préservant 85 à 95% de leur capacité initiale. Les acquéreurs évitent ainsi la crainte du remplacement de batterie, dont le coût peut atteindre 8 000 à 15 000 euros selon les modèles.
Les SUV électriques dominent les préférences avec seulement 135 jours de délai moyen. Cette catégorie bénéficie de l’engouement général pour les véhicules surélevés, mais aussi d’autonomies souvent supérieures à 400 kilomètres qui rassurent sur les trajets longs. Les citadines des segments A et B peinent davantage avec 158 à 160 jours moyenne, malgré leur tarif d’accès plus abordable.
L’Île-de-France se démarque avec des délais de revente de seulement 119 jours pour les véhicules électriques d’occasion. Cette performance s’explique par une densité de bornes de recharge supérieure, un pouvoir d’achat plus élevé et une sensibilité environnementale plus marquée. La région parisienne concentre également de nombreux early adopters familiarisés avec les technologies électriques.
À l’inverse, la Nouvelle-Aquitaine affiche des délais moyens de 214 jours, soit 95 jours de plus qu’en région parisienne. Les zones rurales et semi-rurales restent méfiantes face à l’électrique d’occasion, principalement en raison d’un maillage de recharge moins dense et d’habitudes de conduite privilégiant les longs trajets.
Le prix moyen d’une voiture électrique d’occasion s’établit à 32 926 euros, soit environ 18% de moins que le neuf. Cette décote reste supérieure aux véhicules thermiques mais tend à se stabiliser. Paradoxalement, certains modèles récents comme la Renault 5 E-Tech et la Citroën ë-C3 se revendent respectivement 10% et 19% plus cher que leur prix catalogue, en raison de délais de livraison neufs dépassant souvent six mois.
Le marché de l’électrique d’occasion gagne progressivement en maturité avec une hausse de 21% des transactions par rapport à 2024. Si le délai moyen de 160 jours reste supérieur aux 139 jours du thermique, l’écart se resserre. Les acheteurs apprennent à décrypter l’état des batteries et découvrent que leur réparation coûte souvent quelques centaines d’euros plutôt que plusieurs milliers, démystifiant ainsi l’un des derniers freins à l’adoption de l’électrique d’occasion.
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